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Evoquer Saint-Sernin, c'est toucher les sources mêmes de la déliquescence de l'Empire Romain, ce terrible et malheureux IIIe siècle surnommé "Siècle de l'Anarchie militaire". Alors que ROME domine encore tout le monde méditerranéen, la Gaule et la Bretagne, elle porte déjà en elle les poisons qui après deux siècles de progressive dégénerescence signeront sa dissolution, la fin de l'antiquité et le début d'une nouvelle ère.

Les travaux s'étalèrent de 1070 au XVIe siècle, et pourtant jamais on n'acheva les tours occidentales. L'édifice est d'une parfaite cohérence, puisque les constructeurs respectèrent le projet initial bien au-delà de la période romane. Par sa structure, Saint Sernin appartient à la famille des églises dites "à reliques et à pélerinages" : vaste nef flanquée de collatéraux, large transept saillant, choeur profond entouré d'un déambulatoire avec chapelles rayonnantes.

 La Basilique est si riche que sa visite peut-être abordée selon diverses thématiques :

  • pour l'architecte, par l'équilibre parfait, l'harmonie, la simplicité et le raffinement de ses formes et dimensions, le refus de tout excès, produisant cette impression de sérénité, d'apaisement , de calme infini commun aux édifices romans ;
  • pour le croyant et le pèlerin de saint Jacques, c'est l'édifice sacré renfermant le plus de reliques sacrées et de saints de tout l'occident chrétien ;

Toute l'architecture et l'histoire de la basilique Saint-Sernin ne peuvent être comprises hors de deux réalités religieuses :

  • le pélerinage
  • le culte des reliques

La Basilique Saint Sernin est l'église de France la plus richement dotée en reliques de saints, la seconde après le Vatican.
Les reliques sont les restes d'un saint, soit corporels, soit objets matériels ou morceau de vêtements qui furent siens.